Le texte critique l’idée que “l’algorithme décide”, montrant qu’on lui prête une intention. Il rappelle qu’un algorithme exécute des instructions, sans volonté, comme le soulignait Ada Lovelace. Le vrai enjeu n’est pas la machine, mais les humains qui écrivent les règles.
Petite observation de terrain en médiation numérique.
On fait très attention à ne pas dire que l’IA “pense”.
Mais on dit sans problème :
- l’algorithme pousse
- l’algorithme favorise
- l’algorithme décide
On n’anthropomorphise pas.
On intentionnalise.
Retour au réel (moins sexy)
Un algorithme, c’est simplement :
une suite d’instructions qui transforme une entrée en sortie.
Déjà au XIXᵉ siècle, Ada Lovelace rappelait :
« la machine ne peut pas originer quoi que ce soit »
Elle exécute. Point.
Le test du robot
On donne à un robot :
- avance
- tourne
- avance
Il exécute.
Très vite, on comprend :
- il ne veut rien
- il suit une séquence
- et surtout… il bug
(coucou Grace Hopper 🦋)
La magie disparaît.
Le mécanisme apparaît.
Le vrai sujet
Dire “l’algorithme décide”, c’est pratique.
Mais ça évite une question plus gênante :
qui écrit les instructions ?
Le drone observe
Un robot qui fonce dans un mur.
Un humain qui dit : “c’est l’algorithme”.
